Comment j'ai pris la décision d'aller vivre à l'autre bout du monde

29.9.16


Voyager est quelque chose qui m’a toujours fait envie, qui m’a toujours intriguée. Avec mes parents, on partait en vacances une fois par an, mais plutôt en France, pas à l’étranger. Quand j’avais 5 ans, je suis partie à Majorque avec mes grands-parents. Je garde quelques souvenirs un peu flous de visites et de rencontres avec des locaux. Trois ans après, toujours avec mes grands-parents, mais un peu plus alerte, j’ai été passer deux semaines en Crète. Je me rappelle des temples grecs et autres monuments historiques impressionnants. 
Puis ce n’est qu’à 15 ans, arrivée en classe de seconde et ayant choisi de faire un double bac français/allemand (que j’ai abandonné par la suite pour me rabattre sur une section européenne), que je repars au-delà de nos frontières pour me rendre 10 jours à Berlin avec ma classe, puis 2 mois à côté de Brême pour un échange. J’étais jeune, c’était la première fois que je partais aussi longtemps seule, loin de chez moi, de ma famille. Mais ces deux voyages m’ont fait découvrir un pays et une culture que j’apprécie énormément, ainsi que des personnes qui ont eu une place importante dans ma vie. 
Depuis que je suis étudiante en alternance et que je gagne des sous, j’essaie de voyager le plus possible. Ainsi en quelques années, j’ai eu la chance de me rendre à Budapest, à Dublin, à Londres, à Amsterdam, à Bruxelles, à Bruges, et à Berlin une seconde fois, et à chaque fois de découvrir des villes intéressantes, d’apprendre beaucoup de choses et de m’intéresser à des cultures différentes de la mienne même si finalement assez semblables. 
Je me retrouve aujourd’hui, à presque 24 ans, à avoir raisonnablement voyagé vu mon âge, mais malgré cela à n’avoir jamais mis les pieds hors de l’Europe. 
Et puis, il y a deux ans, je commençais ma première année de Master, en sachant qu’après ça, je serai partie pour le monde du travail. Et je me suis dit que non, je préférais d’abord voyager un peu avant de travailler « pour de vrai ». Je me suis dit aussi que si je voulais vivre une expérience de voyage assez longue, il fallait que je le fasse dès la fin de mes études, alors que je n’étais engagée dans rien : pas de travail, pas d’obligations, pas de relation amoureuse… rien qui ne me retienne en France, si ce n’est ma famille. Mais je leur fais confiance pour être toujours présents même à distance et puis aussi à venir me rendre visite. 
Sauf que voilà, je suis une fille courageuse, mais pas téméraire. Et me décider à partir vivre à l’autre bout du monde toute seule me terrorisait un peu. A l’époque, mon choix de destination n’était pas fixé, j’hésitais entre le Canada et la Nouvelle-Zélande. Alors je prospectais autour de moi, j’en parlais à tous mes amis, pour savoir si quelqu’un serait éventuellement intéressé pour aller vivre à l’autre bout du monde, par hasard. Et oui, effectivement, il y a toujours des gens intéressés, qui trouveraient ça cool, qui auraient bien envie. Mais quand quelques mois plus tard je me suis rendue compte que rien ne donnait suite, j’ai compris que si je voulais vraiment partir, il allait falloir que je parte seule. Et puis je me suis décidée pour le Canada. Parce qu’à chaque fois que j’entendais parler du Canada, c’était positif. Un premier ministre féministe, des habitants accueillants, une recherche d’emploi un peu moins difficile qu’en France, de la convivialité et des paysages à couper le souffle. Tout pour me plaire. 
J’ai commencé à aborder le sujet sérieusement avec mes parents, à leur dire que je souhaitais partir vivre au Canada après mes études. Pour un an seulement. Ne vous inquiétez pas, je reviendrai. C’est provisoire. Et puis si ça se trouve ça ne me plaira même pas. Mais j’y crois de moins en moins, puisqu’environ TOUT LE MONDE me dit qu’il connaît quelqu’un qui est parti vivre au Canada et n’est jamais revenu. Et pas parce qu’il s’est fait kidnapper ou que c’est la version terrestre du triangle des Bermudes, non, mais bien parce qu’il s’y plaît tellement qu’à côté, la France, même avec toute ta famille et tes amis dedans, ben ça fait pâle figure. Alors on verra bien. 

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4 commentaires

  1. Salut ma belle ! Je viens de tomber sur ton blog, et comme je viens de passer 1 an au Canada également dont 4 mois à Montréal, je ne peux que te comprendre :) Et ce que tu décris dans ta démarche de départ est quelque chose que je connais bien aussi, et je compte bien revenir ! Profite bien, Montréal est une ville géniale, tellement pleine de douceur de vivre et pourtant tellement pleine de vie ! Je suis "tombée en amour", comme ils disent ici. Bonne installation aussi, puisque tu viens d'arriver ! Une fois les démarches administratives réglées, tout va devenir dingue pour toi ;) Xx

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    1. Merci pour ton message Axeline ! Ca avance bien les démarches déjà, et c'est déjà un peu dingue :) Si jamais tu reviens avant que je sois partie faudra qu'on se capte ! Bisous !

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  2. Coucou Charline. C'est un plaisir de lire ton message d'aujourd'hui. Je suis persuadé que nos cousins canadiens t'apporteront ce que tu es venue chercher. Profites un max,continues à nous faire rêver et bravo pour ce joli texte. Si l éditrice en herbe devient écrivaine je réserve dès maintenant le premier exemplaire. Bisous François

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    1. Merci pour tous ces mots gentils, François ! Mais écrivaine c'est pas pour tout de suite haha :) Bisous

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